Où en est la sauvegarde sur bande ?


lto hp

 

Le LTO est clairement le segment avec la plus grande part de technologie et un potentiel de croissance future. Le marché mondial de la bande (y compris les lecteurs de bandes, les bibliothèques de bandes et les supports de bandes) valait plus de 2 milliards de dollars lors de l’exercice comptable 2013 selon les derniers rapports des instituts IDC et SCCG (Santa Clara Consulting Group).

Le LTO-5 est le produit phare du marché avec une croissance de 30 % du nombre d’unités expédiées et une croissance de 28 % du chiffre d’affaires en 2013 pour le leader HP. Il représente à lui seul 56 % du total des expéditions de lecteurs LTO HP au 3e trimestre de l’exercice comptable 2013.

 

La demande des clients en bandes reste élevée et la technologie continue de jouer un rôle essentiel dans la hiérarchie des supports de sauvegarde. Avec de formidables innovations technologiques telles que le LTFS et le LTO-6 qui ouvrent de nouveaux marchés et de nouvelles applications, la bande a encore de beaux jours devant elle.

 

La bande est le dernier recours pour la récupération de données et est idéale pour stocker des données archivées sur de longues périodes de temps.

De nombreuses organisations sont obligées par la loi de conserver des données en sécurité sur de longues périodes de temps. La bande avec une durée de vie de 30 ans et étant 100 fois plus fiable qu’un disque est le support idéal pour répondre à ce genre de problématique.

 

La bande fait rarement la une des journaux. C’était le cas jusqu’à ce qu’elle vienne à la rescousse lorsque les choses ont mal tourné. En février 2011, Google a subi une perte importante de données cloud suite à une mise à jour système. Heureusement, Google sauvegarde ses données sur bande magnétique, ce qui lui a permis de récupérer toutes ses données perdues.

« Nous utilisons des bandes parce qu’elles sont vraiment un dernier recours très rentable pour Gmail. La raison pour laquelle nous incluons l’utilisation des bandes n’est pas la peur de perdre des données physiques mais si un bug se produisait, il détruirait toutes les copies de vos données en ligne et votre seule protection est d’avoir un support qui ne soit pas connecté à la même plateforme afin de pouvoir les retrouver. »

Urs Hölzle, Google

De nombreux professionnels de l’informatique ont eu des mauvaises expériences avec des technologies de bandes plus anciennes. Les enquêtes choisies pour renforcer cette perception peuvent avoir au moins dix ans et ne pas faire la différence entre les disques, les supports et les logiciels.

D’après l’expérience de HP, la plupart des problèmes attribués à la bande sont plus due aux limitations des logiciels d’époque générant des rapports d’erreurs simplistes par manque de précision (de type « erreur bande de mauvaise qualité ») plutôt que réellement à l’utilisation de bandes de mauvaise qualité. Des tests accélérés montrent qu’en fait les taux d’erreurs des technologies actuelles de bandes sont bien meilleurs que les taux d’erreurs sur disque.

 

La bande a également 100 fois plus de capacité que le disque avec bien plus de potentiel de croissance – en effet des bandes de 100 To ont déjà été présentées comme prototypes R&D basés sur des technologies existantes. La capacité maximum du LTO-6 Ultrium aujourd’hui est de 6,25 To : un long chemin reste donc à parcourir avant que la bande cesse d’être un moyen pratique d’archivage. Et contrairement au disque, pour doubler la capacité potentielle de votre stockage d’archives, vous avez simplement besoin d’acheter des nouveaux lecteurs de bandes pour vos bibliothèques afin de préserver vos supports existants et d’actualiser les nouvelles cartouches. Le LTO-6 est, par exemple, compatible avec le LTO-4 mais offre 290 % de capacité en plus.